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Le sabreur maladroit du 23 octobre 2009

29 octobre 2009

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Réparation manu militari de «l’erreur technique» pointée, dès après le premier vote, par Christine Lagarde. L’Assemblée nationale a annulé lundi soir, par un nouveau vote – exigé par le gouvernement – la taxe additionnelle sur les banques, qui avait été adoptée de justesse vendredi. La faute du député (UMP) Jean-François Lamour, qui avait ensuite affirmé s’être «trompé» dans son vote. [voir photo]

La ministre de l’Economie a, une nouvelle fois, justifié cette seconde délibération en arguant d’une

«erreur matérielle d’ailleurs reconnue»

sous les protestations des députés de gauche. Malgré la ferme opposition du gouvernement, l’Assemblée avait adopté vendredi, par 44 voix contre 40 et trois abstentions, un amendement du président (PS) de la commission des Finances, Didier Migaud, imposant aux banques une taxe additionnelle (10%) à l’impôt sur les sociétés. En commission, la mesure avait même été approuvée par des députés UMP qui l’avaient toutefois limitée à un an.

Le député de Paris, Jean-François Lamour, qui bénéficiait d’une procuration, a ensuite assuré à la presse qu’il avait malencontreusement «ripé» au moment du scrutin et avait voulu en réalité émettre un vote négatif.

Une version très

«communication officielle de l’UMP»

relève, sceptique Martine Billard, sur son blog.

«Il ne débarquait pourtant pas à l’improviste dans l’hémicycle, il y a même pris la parole sur ce fameux amendement»

insiste la députée (PG) de Paris, qui rappelle qu’en commission des finances, Lamour

«avait voté pour» [et note que] «dans le débat, il avait l’air bien décidé sur le sujet»

Jérôme Cahuzac (PS) a aussi déploré que le gouvernement fasse

«porter la responsabilité de ce nouveau vote sur les épaules»

de Jean-François Lamour

«C’est incorrect vis-à-vis de notre collègue et vis-à-vis de nous.»

Jean-François Lamour le sabreur de l'ump n'est plus aussi fringant qu'il y a quelques années!

Jean-François Lamour le sabreur de l'ump n'est plus aussi fringant qu'il y a quelques années!

Interdiction de sourire.

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Ce que Christine Lagarde a dit le 26 octobre 2009

29 octobre 2009

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Ça ne ralentit pas. Le nombre d’inscrits à Pôle emploi n’ayant pas du tout travaillé (catégorie A) a crû de 21.600 en septembre en métropole (+0,8% par rapport à août, 25,1% sur un an), et de 44.900 en incluant les demandeurs d’emploi avec une activité réduite, annonce ce lundi le ministère de l’Emploi.

Le nombre de demandeurs d’emploi n’ayant pas du tout travaillé atteignait ainsi 2,575 millions à la fin du mois dernier, et celui des inscrits à Pôle emploi à 3,745 millions en incluant ceux exerçant une activité réduite (catégories A, B et C), selon le ministère.

Pour la ministre de l’Economie, la hausse de septembre

«confirme que les effets de la crise sur le marché du travail se poursuivent»

Dans un communiqué, Christine Lagarde estime néanmoins que

«la dégradation de l’emploi a ralenti significativement depuis le début de l’année, en particulier pour les jeunes».

Le gouvernement n’est pas optimiste sur l’évolution à attendre des prochains mois.

«Tant que nous n’avons pas retrouvé une croissance supérieure à 2%, entre 2 et 2,5%, il est très difficile de reconstruire de l’emploi»

a déclaré de son côté le Premier ministre François Fillon lors d’un déplacement dans le Nord.

Pour les vrais chiffres du chômage cliquez sur la photo

Pour les vrais chiffres du chômage cliquez sur la photo

Interdiction de sourire.

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Ce que la Chambre des notaires de Paris et de l’Ile-France a dit 29 octobre 2009

29 octobre 2009

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Les prix de vente des logements en Ile-de-France ont accusé une chute de 9,1% au mois d’août 2009 par rapport au mois correspondant de 2008, selon une étude de la Chambre des notaires de Paris et de l’Ile-France rendue publique jeudi.

Pour Paris intra-muros, la baisse des prix des logements anciens (appartements et maisons), qui était de 7,8% au deuxième trimestre par rapport au trimestre correspondant de 2008, est de 7,6% par rapport au mois d’août.

Cette chute des prix doit être relativisée. En 10 ans le prix au m2 des appartements en IDF a presque triplé et le prix des maisons plus que doublé. [Voir les graphiques de Jacques Figgit]

La chute des ventes de logements anciens se poursuit.

Au cours des mois de juin, juillet et août 2009, le nombre des ventes de logements anciens en Ile-de-France (34.100) est en baisse de 13% par rapport à la même période de 2008 (39.400) avec des disparités très importantes (-8% pour Paris et -23% pour la Seine-Saint-Denis).

Que la descente commence!

Que la descente commence!

Interdiction de sourire.

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Ce que l’OFCE a dit le 26 octobre 2009

29 octobre 2009

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Grosse douche froide. La France risque de connaître une «croissance précaire» en 2010 marquée par une aggravation du chômage et un tassement de la consommation des ménages, estime l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) dans ses prévisions publiées ce lundi.

Quelques «signaux positifs» se font jour, note l’étude. Les industriels, qui ont vidé leurs stocks au plus fort de la crise, ont été contraints de relancer leur production pour répondre à la demande, «aussi faible soit-elle», contribuant au retour de la croissance ces derniers mois.

La croissance attendue l’an prochain restera par ailleurs «très inférieure» au potentiel de la France, évalué à +1,6%, estime l’OFCE. Ce qui devrait «accentuer» le retard de production accumulé depuis 2008, s’inquiète l’organisme, qui note toutefois que la France devrait mieux s’en sortir que ses principaux partenaires.

Ce rebond pourrait toutefois ne constituer qu’une «parenthèse» et les conditions d’une «reprise solide» ne semblent pas réunies en l’absence de «relais» dans la demande interne, estime Eric Heyer, expert de l’OFCE.

La consommation des ménages devrait ainsi se tasser sous l’effet de l’arrêt des coups de pouce du plan de relance (prime à la casse, etc.) et d’une hausse attendue mais modérée des prix qui rognera le pouvoir d’achat, selon l’étude.

Le revenu des ménages sera surtout affecté par la flambée du taux de chômage qui devrait atteindre 10,6% de la population active fin 2010 contre 7,8% fin 2008. Soit

«la plus forte progression [du chômage] observée au cours des 25 dernières années»

selon l’institut. 700.000 emplois marchands devraient être détruits l’an prochain, d’après cette étude.

«Le plus dur est devant nous» concernant l’emploi, prédit sans détours Jean-Paul Fitoussi, le président de l’OFCE. «On commet une indignité (vis-à-vis des chômeurs, ndlr) en affirmant qu’on est sortis de la crise.»

Jean-Paul Fitoussi, président de l'OFCE

Jean-Paul Fitoussi, président de l'OFCE

Interdiction de sourire.

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Ce que Eric Woerth a dit le 27 octobre 2009

29 octobre 2009

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Le ministre du Budget Eric Woerth affirme qu’il n’augmentera pas les prélèvements obligatoires afin de réduire la dette sociale, dans une interview au Figaro daté de ce mardi, jour du début de l’examen par les députés du projet de budget de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2010.

«La dette sociale accumulée sur plusieurs années», «nous la financerons à court terme par un octroi de trésorerie supplémentaire à l’Acoss», la «banque de la Sécu»

déclare M. Woerth, précisant qu’

«avec l’aide technique de l’Agence France Trésor, elle empruntera sur le marché européen».

«Nous n’augmenterons pas les prélèvements obligatoires»

martèle-t-il:

«on peut transférer la dette à la Cades en versant une recette supplémentaire mais sans augmenter les impôts», par exemple «par redéploiement d’autres ressources».

Concernant la réduction des dépenses, M. Woerth pense qu’il faut

«poursuivre nos réformes structurelles»

avec la loi Hôpital, patients, santé, territoires et le rendez-vous des retraites en 2010, cite-t-il.

La ministre de la Santé Roselyne Bachelot prépare aussi

«des mesures»

pour les affections de longue durée (ALD)

«avec une approche entièrement médicale»

ajoute-t-il.

«Les patients qui sont totalement guéris ne doivent pas rester en ALD»

selon lui.

M. Woerth se dit aussi opposé à des amendements UMP au PLFSS prévoyant de taxer les repas des salariés de la restauration ou de durcir le régime des stock-options.

«Nous ne voulons pas reprendre aux restaurateurs d’une main ce que l’on leur a donné de l’autre»

avec la baisse de la TVA, assure-t-il. Et d’après lui

«sur les stock-options, nous avons déjà fait beaucoup».

Il indique qu’il donnera

«un avis favorable à l’amendement du groupe UMP fiscalisant les indemnités pour accident du travail»

«les rentes qui indemnisent un préjudice permanent ne seront jamais fiscalisées»

souligne-t-il.

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Ce que Benoît Hamon a dit le 25 octobre 2009

29 octobre 2009

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Le porte-parole du Parti socialiste (PS) Benoît Hamon, commentant le récent démantèlement de la « jungle » de Calais et le renvoi dans leur pays de clandestins afghans, a accusé dimanche le ministre de l’Immigration Eric Besson d’appliquer les idées du Front national.

« Eric Besson applique les idées du Front national : il met en oeuvre des pans entiers de son programme avec un cynisme indigne »

a affirmé Benoît Hamon dans un entretien au Parisien.

« La jungle de Calais (démantelée fin septembre, ndlr), c’est la création du gouvernement qui espère faire son beurre électoral sur cette misère »

a-t-il ajouté, estimant que la politique d’immigration du gouvernement

« se résum(ait) à maintenir les clandestins dans un état d’extrême précarité pour les dissuader de venir ».

Le porte-parole du PS se dit par ailleurs

« favorable à la régularisation des travailleurs sans papiers ».

« Plus globalement, poursuit-il, je suis hostile à une politique d’immigration qui se bornerait à servir les besoins en main d’oeuvre de la France. La tradition française d’accueil et de droit d’asile doit être restaurée ».

Benoît Hamon, le porte parole du parti socialiste

Benoît Hamon, le porte parole du parti socialiste

Interdiction de sourire.

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Ce que Vincent Tiberj a dit le 26 octobre 2009

29 octobre 2009

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Vincent Tiberj est chercheur en sociologie politique à Sciences Po, est l’auteur de La Crispation hexagonale (2008). Il revient sur le rôle joué par la question de l’immigration dans l’élection présidentielle de 2007.

Libération.fr:

Voyez-vous dans l’annonce d’un «grand débat sur l’identité nationale», à quelques mois des élections régionales, une nouvelle manifestation de ce que vous appelez la «crispation hexagonale»?

Vincent Tiberj:

Oui, car le moment choisi pour ce débat n’est évidemment pas innocent. Il y a d’abord la volonté, de la part du gouvernement, de reprendre en main l’agenda médiatique pour faire oublier une séquence problématique pour lui: l’affaire Frédéric Mitterrand, les banques, Jean Sarkozy… Ensuite, n’oublions pas qu’un tel débat peut être instrumentalisé politiquement. Il suffit de repenser à 2007: jamais l’électorat n’avait été aussi à gauche, et pourtant les gens ont voté pour Nicolas Sarkozy [...] parce qu’il a su jouer sur l’immigration et la crainte du communautarisme.

Libération.fr:

Est-ce au politique de lancer un tel débat?

Vincent Tiberj:

Si on raisonne sociologiquement, l’identité nationale se construit au quotidien. Le problème, c’est que l’identité nationale au sens où l’entend Eric Besson et plus largement la droite depuis quelques années a un contenu très marqué politiquement, cristallisé autour de l’immigration, des étrangers.

Libération.fr:

Est-ce vraiment nouveau?

Vincent Tiberj:

Ce que l’on constate, c’est que le débat sur l’immigration, qui dans les années 90 était systématiquement suspecté de «lepénisation des esprits», est aujourd’hui devenu légitime. Mais il est désormais associé aux valeurs républicaines, la droite a beaucoup travaillé là-dessus. Il y a une forme de préjugé de l’Etat autour de ce débat : les filles voilées sont nécessairement opprimées, etc. C’est une vision déformée de l’intégration qui, en réalité, fonctionne plutôt bien. Quand on mesure l’adhésion des enfants issus de l’immigration à des valeurs communes de la société française, on constate qu’ils ne sont pas moins intégrés que les autres.

Libération.fr:

En débattre aujourd’hui ne permettrait-il justement pas justement de soulever cette distorsion entre discours et réalité?

Vincent Tiberj:

Si ce débat était apolitique, peut-être. Mais qui va choisir les intervenants? Ce que je crains, c’est que l’on aboutisse à une définition fermée de l’identité nationale, qui servirait ensuite de repoussoir, à l’élaboration d’une sorte de modèle idéal auquel les immigrés seraient sommés de se conformer.

Vincent Tiberj

Vincent Tiberj

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Ce que les oppositions ont dit le 25 octobre 2009 à propos de l’identité nationale

29 octobre 2009

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«Un débat sur l’Identité nationale me semble utile mais on ne peut que s’étonner du moment choisi, juste avant les régionales»

juge ainsi Pierre Henry, le directeur général de France terre d’asile, interrogé par Libération.fr.

«La mise en scène de ce sujet, à un moment où la majorité ressort le marqueur identité nationale-immigration-sécurité, pose problème.»

Mais c’est surtout la gauche qui insiste sur les arrière-pensées électorales du gouvernement. Secrétaire national du PS, Jean-Christophe Cambadélis dénonce une «grosse ficelle» à l’approche des régionales.

«Empêtré dans une gestion calamiteuse de l’immigration, confronté aux déficits publics, bousculé par les sondages, les licenciements, la vie chère, Monsieur Besson se propose de faire un colloque sur l’identité nationale»

résume le député de Paris dans un communiqué, regrettant que le ministre et

«le gouvernement prennent les Français pour des gogos».

Les Verts raillent aussi une

«vieille soupe nationaliste»

appelant

«médias et citoyens à ne pas tomber dans ce piège et à ne pas prêter attention à cette mise en scène aux relents nauséabonds et vains»

«Comme à chaque veille d’élection depuis 2001, le gouvernement ressort l’épouvantail de l’immigration»

blâme la porte-parole, Djamila Sonzogni.

Au-delà de «la recette électorale» mijotée par la droite, François Bayrou accuse le ministre de s’emparer d’une notion, l’identité nationale, qui «n’ aux politiques»

«Rien n’est pire que d’en faire un sujet d’affontement politique surtout quand, par ailleurs, on laisse abîmer l’image de la France. Et, encore pire, dans faire une utilisation partisane»

condamne le président du Modem, ajoutant que

«la nation appartient à tout le monde».

Pierre Laurent, numéro deux du PCF, fustige un

«retour du pétainisme le plus nauséabond»

«pour masquer l’échec de sa politique, Nicolas Sarkozy a décidé de faire une nouvelle fois monter en ligne son petit ministre des sales besognes pour redéfinir “ce que c’est qu’être Français?”»

Accusant le ministre de concevoir la question par le plus petit bout de la lorgnette, l’historien Patrick Weil juge

«insupportable» sa «volonté d’encadrer quelque chose qui a toujours été très divers et fluide»

Une définiton impossible?

«Etre français, c’est se rattacher à des traditions extrêmement différentes»

explique-t-il à l’AFP.

«On peut se sentir Français en relation avec Jeanne d’Arc, Louis XIV, Danton ou Robespierre, de Gaulle ou Clemenceau. Il n’y a pas une seule façon d’être Français.»

Est-ce à Besson de trancher? Certainement pas, argue encore le directeur de recherche au CNRS, auteur de l’ouvrage Qu’est-ce-qu’un Français? Histoire de la nationalité française depuis la Révolution

«Ce n’est pas au pouvoir politique de décréter qu’est-ce que c’est qu’être Français.»

Max Gallo, qui s’était prononcé en faveur de l’élection de Sarkozy, nuance:

«Il y a une identité nationale qui est ouverte, qui s’élargit, se modifie, se colorise mais il y a aussi des fondamentaux qui jouent dans la vie politique et qu’il est bon de rappeler»

a-t-il développé sur RTL, se disant

«satisfait que la question cruciale de l’identité nationale soit posée»

«Il faut écarter tout de suite l’idée que l’on fait un clin d’oeil à l’extrême droite ainsi que celle que l’identité nationale est fixée une fois pour toute»

ajoute Gallo.

Pour l’historienne Esther Benbassa

«la question, telle qu’elle est posée par Eric Besson, semble désuète»

voire

«racoleuse, vieux-jeu»

Bref, à contre-temps de

«toutes les évolutions actuelles et historiques»

«Face à une mondialisation galopante, les identités sont multiples. L’identité nationale, c’est un concept qui ne parle pas aux gens, sauf à ceux d’extrême-droite»

affirme Esther Benbassa à l’AFP, y voyant une tentative de

«restaurer des idées galvaudées».

Jean-Marie Le Pen est outré!

Jean-Marie Le Pen est outré!

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Ce que Eric Besson a dit le 25 octobre 2009

29 octobre 2009

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«Qu’est-ce qu’être français?» Vous avez deux mois et demi. Le ministre de l’Immigration, Eric Besson, invité dimanche du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI, a proposé aux associatifs et politiques de plancher sur le sujet, en annonçant la tenue d’un

«grand débat sur les valeurs de l’identité nationale»

Soit une série de réunions dans les préfectures et sous-préfectures, animées par

«le corps préfectoral et les parlementaires»

auxquelles prendront part les

«forces vives de la nation»

et qui commenceront le 2 novembre, précise ce lundi le ministère.

Par «forces vives», le ministre entend les

«mouvements associatifs, enseignants, élèves et parents d’élèves de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur, organisations syndicales, représentants des chefs d’entreprises, élus locaux, représentants des anciens combattants et des associations patriotiques».

Ce débat

«devra permettre de valoriser l’apport de l’immigration à l’identité nationale, et de proposer des actions permettant de mieux faire partager les valeurs de l’identité nationale à chaque étape du parcours d’intégration»

annonce le ministre.

Sans attendre, Eric Besson a égréné quelques mesures qu’il entend pousser.

«Je pense par exemple qu’il serait bon [...] que tous les jeunes Français aient une fois dans l’année l’occasion de chanter la Marseillaise»

a-t-il cité. Ou encore des séances de formation pour l’instruction civique pour les adultes volontaires. Une expérimentation sur ce type d’«instruction citoyenne» doit être lancée dans le Rhône et les Bouches-du-Rhône début 2010.

La discussion devrait se conclure par

«un grand colloque de synthèse» «avant le 28 février 2010»

soit un gros mois avant les élections régionales… L’occasion de remettre en avant ce marqueur fort à droite qui avait largement servi Nicolas Sarkozy durant la campagne présidentielle de 2007, lui permettant notamment d’empiéter sur les platebandes du FN. Et ce alors que l’électorat traditionnel de droite a pu être franchement déboussolé, ces dernières semaines, par un certain nombre de polémiques (Frédéric Mitterrand, Jean Sarkozy).

«Ce n’est pas le retour d’un débat sur l’identité nationale qui devrait surprendre, mais plutôt l’effacement progressif de cette identité»

dixit Frédéric Lefebvre. Le porte-parole de l’UMP va jusqu’à convoquer Charles Trenet

«La défense de notre modèle culturel et de la “Douce France”»

passent

«par la redéfinition de notre identité nationale.»

Ce débat «arrive avant les régionales, ok. On aurait attendu les régionales, ce serait arrivé avant les cantonales, puis les sénatoriales, puis les présidentielles, les législatives», justifie pour sa part Dominique Paillé, porte-parole adjoint.

Rapporteur de la mission parlementaire sur la burqa – dont Eric Besson a dit, dimanche, qu’elle était justement «contraire aux valeurs de l’identité nationale» – Eric Raoult (UMP) soutient aussi l’idée d’un débat sur l’identité nationale. Le député de Seine-Saint-Denis y voit

«une bonne nouvelle pour notre pays»

arguant que

«l’identité nationale n’est pas un tabou».

Papon est mort sans avoir vu ça!

Papon est mort sans avoir vu ça!

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Ce que Nicolas Sarkozy et ses ministres ont dit le 23 octobre 2009

29 octobre 2009

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Renouer d’urgence avec les fondamentaux électoraux. Englué depuis la rentrée dans une série de polémiques qui ont brouillé les valeurs traditionnelles de la droite – affaires Mitterrand, Clearstream et Jean Sarkozy – , Nicolas Sarkozy veut donner des gages à son électorat et ne point laisser le Front national s’engouffrer dans les brèches.

Immigration, sécurité, ruralité, voilà désormais les priorités du gouvernement.

Dans la matinée, le premier ministre, en déplacement dans le Val-d’Oise, avait justifié l’expulsion de trois Afghans, le 20 octobre.

« L’Etat n’a pas à s’excuser, l’Etat n’a pas à se culpabiliser parce qu’il fait respecter la loi, y compris les arrêtés de reconduite à la frontière. Nous ne changerons pas de cap car il n’y a pas d’intégration réussie sans immigration choisie « 

a-t-il tempêté, avant d’embrayer sur la sécurité

« un combat politique, sécuritaire, judiciaire et moral ». « Il ne faut pas céder un pouce de terrain »

a-t-il affirmé malgré la hausse de la délinquance.

L’opération de reconquête repose en partie sur Eric Besson, l’ancien socialiste devenu ministre de l’immigration. Le transfuge, entré à la direction de l’UMP cache à peine ses objectifs.

« On ne peut quand même pas me reprocher d’empêcher la montée du Front national. Les expulsions, cela ne me fait pas plaisir mais j’assume. La France ne peut pas avoir une politique d’asile sans reconduite à la frontière pour les immigrés illégaux. »

Eric Besson s’apprête également à dévoiler une série de mesures relatives à l’identité nationale.

« Le rôle d’Eric Besson c’est de maintenir l’électorat de droite dans le giron de la majorité, analyse sans encombre, un de ses collègues du gouvernement. Le fait que cette politique soit assumée par un ancien socialiste, c’est bien évidemment la cerise sur le gâteau. »

Eric Besson, si Judas m'était conté...

Eric Besson, si Judas m'était conté...

Interdiction de sourire.